8 déc. 2006, Paris. Avec le soutien du SGDN. L’Union européenne, et les pays qui la composent, sont aujourd’hui considérés comme des partenaires secondaires sur toutes les questions stratégiques qui affectent de près ou de loin l’évolution sécuritaire dans l’Asie Orientale. Quel bilan tirer de ce constat et comment organiser une meilleure visibilité de nos intérêts et engagements ?
Ce séminaire, a consisté non seulement à échanger sur les positions, les ambitions et les moyens européens (au niveau national et régional) mais aussi à débattre d’initiatives possibles susceptibles de relancer une action mieux valorisée...
Avec les interventions de S.E. B. Bassin (MoFA, Finlande), F. Delon (SGDN), W. van der Geest (EIAS), F. Godement, C. Grant (CER), N. von Hofmann, L. Jakobson (FIIA), T. Kozlowski (Conseil de l’UE), H. Ladsous (MAE), A. Neill (RUSI), L. Odgaard (Aarhus U., Danemark), S.E. M. Sahlin (Folke Bernadotte Academy, Suède). Parmi les participants venus de Finlande Amb. K. Burski, Amb. E. Hamilo et M. Heiskanen, d’Allemagne K. Möller (†) (SWP), H. Maull (U. Trier), F. Umbach (DGAP) et A. Wulff (MoFA), du Royaume-Uni H. Smith (U. de Warwick) et R. Wye (FCO), d’Espagne A. Marquina Barrio (U. Complutense), de Belgique R. Mathieu (Royal Defence College) et de Suède K. von Hoesslin et de France : A. d’Andurain, T. Berthelot, M. Briens, P. Errera et P. Le Corre (MAE), E. Charles, L. Frouart et C-P. Godard (MinDef), P. Hassner (CERI), M. Miraillet, N. Regaud et J. Zérinini (SGDN), B. Sitt (CESIM), F. Biot et S. Boisseau du Rocher (Asia Centre) et le sénateur X. de Villepin.
Pour débattre des enjeux et formuler des propositions concrètes, les débats ont été organisés autour de thèmes précis avec certains des responsables des pays membres et des institutions européennes présents à titre personnel ainsi que les experts académiques les plus engagés dans la réflexion pratique et le débat avec nos partenaires asiatiques.
Partant d’un bilan rapide des acquis et des failles de la présence sécuritaire de l’Europe en Asie orientale, le séminaire dégagera les grands intérêts de l’Europe dans la région, intérêts parfois sous-estimés ou négligés du fait de l’éloignement géographique des enjeux, de la présence dominante des Etats-Unis, d’un jeu d’alliances complexes et évolutives (entre la Chine et ses partenaires régionaux par exemple). Il s’agira aussi d’évaluer plus justement les principales demandes qui peuvent nous être adressées par nos partenaires asiatiques dans le domaine de la sécurité traditionnelle et non-traditionnelle, et les motivations qui les sous-tendent. La question de la coordination, de la complémentarité ou de la concurrence des politiques retenues par rapport à l’action engagée par les Etats-Unis et par les organisations multilatérales de l’Asie-Pacifique (qui commencent à intervenir dans le champ de la sécurité), sera intégrée aux présentations et aux débats. Celle des instruments et moyens disponibles à l’action européenne - difficile à résoudre dans la mesure où le champ de la PESD est encore en construction, notamment hors zone – sera également être traitée, en priorité à partir des approches des Etats européens qui conservent une grande latitude d’action.
Thèmes traités :
- perceptions et attentes de nos partenaires asiatiques
- participation européenne à l’architecture de sécurité asiatique : entre « hard » et « soft » power, les options européennes
- sécurité maritime en Asie orientale et coopération européenne
- maintien et établissement de la paix
En marge de cette conférence, se sont réunis les membres les plus actifs du comité européen du CSCAP. 7 déc. 2006, Paris



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