Asia Centre

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Asia Centre - Centre Etudes Asie
Les points de rencontre de l'Asie avec les grands problèmes du monde
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Afin de mettre en lumière les principaux défis que devront affronter les pays développés et en développement dans le cadre de ces négociations, Asia Centre a réuni le 15 octobre 2009 des chercheurs européens et chinois lors de table-rondes spécialement dédiées au changement climatique.

 

Les deux memos retracent les traits saillants qui ont été abordés lors de ces deux événements :

Memo Asia Centre-          l’un présenté par Emmanuel Guérin de l’IDDRI lors du petit déjeuner éco intitulé « les négociations climat : en route pour Copenhague » >  lire

-          l’autre conjointement organisé avec la European Climate Foundation « China : Climate Vilain or Low Carbon Leader ?» autour de Ducan Freeman, du Brussels Institute for Chinese Contemporary Studies; Yves Moutran, de Project Catalyst; et Xin Wang, de l’IDDRI >  lire

 

Le mercredi 2 décembre 2009, Hôtel Lutetia Paris

Asia Centre, Global Industry et HEC logos
 

 

L'innovation technologique est clé. Longtemps l'apanage des pays dits développés, elle est aussi en passe d'être intégrée de façon magistrale dans les schémas de la "croissance émergente". Les deux présentations en perspective permettront d'évaluer les modes d'appréhension et les probabilités de "rattrapage" du monde développé par les nouveaux émergents.

 

La question des innovations technologies sera tout d’abord abordée, sous l’angle global des politiques industrielles et des grands projets scientifiques, puis sera traitée de façon plus concrète, à travers le cas de l’industrie de la voiture électrique en Chine. Deux éminents experts européens, respectivement, Philippe Lebrun, de l’Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire, et Joël Ruet, Economiste au CNRS, nous présenteront leurs travaux sur la question.

 

Information - Inscription :

Pierre Fauquet p.fauquet@centreasia.org – Elodie René e.rene@centreasia.org

Le mercredi 28 et jeudi 29 octobre 2009, Bruxelles

 

ECFR, Asia Centre, CICIR

Asia Centre à Sciences Po et l’European Council on Foreign Relations (ECFR), en partenariat avec le China Institutes of Contemporary International Relation (CICIR), co-organisent la 4e édition du Dialogue stratégique sino-européen. Le dialogue bénéficie également du soutien de la Direction de la Prospective du Ministère des Affaires Étrangères français et de la Direction générale des Relations Extérieures de la Commission européenne.

 

Le but du dialogue est d’améliorer la compréhension mutuelle des questions stratégiques en réunissant des experts chinois et européens sur les relations internationales et les questions de sécurité, ainsi que des fonctionnaires à titre personnel. Dans ce dialogue, l’attention porte sur le renforcement de l’interaction entre les partenaires chinois, les représentants des trois plus importants États européens – l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni -, et les institutions bruxelloises de l’UE...   

[Lire le Memo en anglais]

 

Information: contact@centreasia.org

Le dialogue inclura les thèmes suivants :

 

-          New Directions in Chinese Foreign Policy – Responsibilities, Regional Crisis, Peace-Keeping

-          the EU-U.S.-China Triangle

-          the EU-Russia-China Triangle

-          Proliferation from a Regional Perspective: Northeast Asia and Iran

-          Managing Crisis in South Asia

 Panel on the North Korean nuclear and missile testsLe 1er juin 2009 à Tokyo

 

L'ICJS, Tokyo accueille Guibourg Delamotte, chercheur à Asia Centre pour débattre des repercussions asiatiques et internationales des essais nucléaires nord-coréens avec Brian P. Klein et Robert Dujarric.

Pour plus d'informations: http://www.tuj.ac.jp/icjs/

(Manifestations)
Le Japon, pôle de croissance de l'économie mondiale au 21ème siècle[+ invitation]

Le lundi 31 mars 2008, Sciences Po

 

Makio Miyagawa (Consul général du Japon à Genève) et Sayuri Shirai (Professeur d'économie à l'université Keiô) dévoileront les sources de dynamisme de la diplomatie et des stratégies d’entreprise japonaises face au développement économique de la Chine, qui, montreront-ils, est autant un défi qu’un accélérateur de changements et un vecteur d’opportunités.

 

Cette conférence a conjointement été organisé par Asia Centre – Centre Études Asie et le Groupe d'Économie Mondiale de Sciences Po. Elle s'est tenue en anglais et a été introduite par François Godement, Sciences Po/Asia Centre et Patrick Messerlin, Sciences Po, directeur du Groupe d'Économie Mondiale.

   

Sciences Po GEM

 

Information : r.jouannigot@centreasia.org

(Manifestations)
La Chine en Afrique : bénédiction économique ou nouvel empire ?

Conférence-débat à l'ENS le mardi 18 mars, 46 rue d'Ulm (Paris, 5e), à 20h, autour de :

   * Jean-Raphaël Chaponnière, Agence Française de Développement ;

   * Emmanuel Guérin, Institut du Développement Durable et des Relations Internationales ; 

   * Michal Meidan, Asia Centre

 

La fulgurante montée en puissance de la Chine n'est nulle part aussi évidente qu'en Afrique. Investissant massivement, construisant à un rythme soutenu des infrastructures sur l'ensemble du continent, la Chine y déverse main d'oeuvre et biens de consommation, ainsi qu'un budget d'aide au développement sans précédent. Perçues par de nombreux gouvernements africains comme des opportunités, les méthodes chinoises sont fréquemment présentées comme une menace aux progrès de la gouvernance et une nouvelle source de réendettement pour l'Afrique par les bailleurs de fonds occidentaux, inquiets de se voir supplantés. Système prédateur ou nouveau modèle de coopération ?

 

Information - inscription : a.richard@centreasia.org

Le professeur James Z. Lee (Frederick Huetwell Professor and Director, Center for Chinese Studies at the University of Michigan; Changjiang Scholar and Director, PKU-UM Joint Institute at Peking University) présentera dans son intervention une introduction aux premiers résultats d’un projet sur l’éducation supérieure, la mobilité et la stratification sociales en Chine (1952-1999).

 

Le professeur Lee et ses collègues (Cameron Campbell, professeur en sociologie à UCLA, notamment) sont particulièrement connus pour la collecte et l’analyse à grande échelle de données socio-démographiques individuelles depuis la fin des temps impériaux à la période contemporaine.

 

Cette conférence a conjointement été organisé par Asia Centre – Centre Études Asie et le Centre Asie-Pacifique de la DAIE de  DAIE Science Po

Elle a été tenue en anglais et introduite par François Godement, Sciences Po/Asia Centre

   

Information : r.jouannigot@centreasia.org

Contre toute attente, l’Inde se rapproche de la Chine en termes de croissance au point de s’affirmer comme nouveau centre dans un monde tripolaire pour les uns ou multipolaire pour les autres. La visibilité sur ce retour d’un géant à l’échelle mondiale n’est pourtant pas si grande, encore moins ses conséquences et scénarios prospectifs.

 

Devant l’un des grands enjeux de cette première moitié de XXIe siècle et à l’occasion du 60ème anniversaire de l’indépendance de l’Inde, Asia Centre, l’EIEBG et TAC ont ainsi apporté leurs expertises à l’IHEDN et au groupe Asie 21 de FUTURIBLES International pour organiser ce colloque. Quatre thèmes seront abordés dans une optique pluridisciplinaire : économie (y compris science et technologie), changement social, évolutions politiques, et enfin mutations géopolitiques. Les échanges croiseront les regards d’experts et de décideurs du monde de l’entreprise et de l’État.

 

Information : Jean-Joseph BOILLOT

lieu : École Militaire

   

Programme :

   

8h30 Accueil des participants - 9h00 Début du colloque

Accueil : Laurent LABAYE, directeur de l’IHEDN et Hugues de Jouvenel, directeur de FUTURIBLES

Ouverture : L’Inde et la gouvernance mondiale par Laurence TUBIANA*, directrice de l’IDDRI

 

MATIN

Repères socio-économiques sur l’Inde à l’horizon 2025, présidé par Jean PERRIN, ancien ambassadeur

 

Première séance : 9h30-11h

Les scénarios démographiques

Christophe GUILMOTO, directeur de recherche, IRD, CEIAS-EHESS

La puissance économique indienne en 2025, état des projections, scénarios et profils socio-économiques

Jean-Joseph BOILLOT, économiste, ancien conseiller financier en Inde

La soutenabilité fiscale et externe de l’Inde

Thierry APOTEKER, directeur de TAC

 

Deuxième séance : 11h30-13h

Infrastructures et environnement

Jöel RUET, Visiting Fellow Asia Research Centre, LSE, chercheur associé au CERNA, École des Mines, Paris

Les groupes indiens à l’horizon 2025

Philippe HUMBERT, ancien directeur international de SNECMA

La puissance économique indienne et l’Asie en 2025

Jean-Raphaël CHAPONNIÈRE, AFD

Déjeuner sur place pour les participants inscrits : Pavillon Joffre

 

APRÈS-MIDI

 

Scénarios politiques et géopolitiques, présidé par Jean-Luc RACINE, CEIAS-CNRS et Asia Centre

Troisième séance : 14h30-16h

Les évolutions possibles de la démocratie indienne

Christophe JAFFRELOT, directeur du CERI

Les mutations probables du fédéralisme en Inde : le Centre versus les États

Balveer ARORA, professeur de sciences politiques, Jawaharlal Nehru University (JNU), New Delhi

L’évolution probable du droit et notamment du droit des affaires

Marc FRILET, cabinet Frilet, secrétaire général de l'Institut français des experts juridiques internationaux

 

Quatrième séance : 16h30-18h

Inde, États-Unis et Europe, quels partenariats stratégiques dans l’avenir ?

Frédéric GRARE, chercheur à la Carnegie Endowment for International Peace

Inde, Chine et Japon, quelle puissance asiatique demain ?

Isabelle SAINT-MÉZARD, chargée de mission à la DAS

Les freins à la montée en puissance de l’Inde

Général (2e section) Alain LAMBALLE, ancien attaché militaire en Inde et au Pakistan, Futuribles Asie21

 

Conclusion : L’Inde et la France, nouveaux enjeux d’une relation stratégique,

Hubert VÉDRINE* et Olivier DARRASON, directeur du CEIS et président de l’IHEDN

 

* en attente de confirmation

Résultat d’une ambition conjointe d’Asia Centre avec le CICIR de constituer un cadre rencontre régulière entre experts chinois et européens issus de plusieurs instituts, et dans certains cas un canal de communication supplémentaire pour les officiels présents « à titre personnel », cette deuxième édition du dialogue avec le CICIR a été résolument marquée par son européanisation. Cette manifestation tenue à l’Institut d’Etudes de Sécurité s’est essentiellement concentrée sur les questions de stratégie et de relations internationales, en privilégiant la participation des membres invités des deux délégations chinoises et européennes.

Avec le soutien du Centre d’Analyse et de Prévision, Ministère des Affaires Etrangères

 

Monday, 24 September 2007

   

Opening Speeches (09:00-09:30) 
  1. Álvaro de Vasconcelos, Director of EUISS
  2. Prof. Zhang Buren, Vice President of CICIR
  3. François Godement, Director of Asia Centre
  4. Pierre Lévy, CAP Director, French Ministry of Foreign Affairs

 

First Session: China and Europe in a Changing World System (09:30-10:30)

 

Chair: Pierre Lévy, CAP Director, French Ministry of Foreign Affairs

 

-          Part 1: Crisis prevention, Crisis management and Nation building

o        Gén. Jean-Paul Perruche, Ancien Directeur Général de l’Etat Major de l’UE

o        Prof. Feng Zhongping, Director of CICIR Institute of European Studies

o        Discussant: Rosemary Foot, St. Antony’s College, Oxford University

 

Chair: Álvaro de Vasconcelos, Director EUISS

 

-          Part 2: The Asian Region: Sino-Japanese relations (10:45-12:00)

o        Axel Berkofsky, Associate Policy Analyst EPC, Adjunct Professor University of Milan

o        Dr. Jiang Yong, Director of CICIR Center for Economic Security Studies

o        Discussant: Guibourg Delamotte, Researcher, Asia Centre

 

Second Session: Shared concerns between China and Europe (13:30-16:30)

 

Chair: François Godement, Director of Asia Centre

 

-          Countering proliferation and the Korean peninsula

o        Hans-Joachim Schmidt, Research Fellow, Peace Research Institute

o        Prof. Shen Shishun, Director of Asia-Pacific Security and Cooperation Studies, China Institute of International Studies

 

Second Session continues (15:00-16:30)

-          Development and stability in Africa

 

o        Antonio Monteiro, Ambassador, Envoyé Spécial pour le Sommet UE-Afrique, Présidence Portugaise de l’UE, Embassy of Portugal

o        Prof. Xu Weizhong, Director of African Studies, CICIR Institute of Asian & African Studies

o        Discussant: Gudrun Wacker, Head of Asia Research Unit, SWP

 

Tuesday, 25 September 2007

 

Third Session:  Improving Sino-European understanding in the area of security (08:30-10:00)

 

Chair:   Mario Telo, Director, Université Libre de Bruxelles

Prof. Feng Zhongping, Director of CICIR Institute of European Studies

 

European Security and defence Policy / Transparency in defence policies and confidence-building mechanisms - European and Asian experiences

o        Daniel Keohane, Research Fellow, EUISS

o        Prof. Ouyang Liping, Director of Arms Control and Counter-Proliferation Program, CICIR Institute of Security and Strategic Studies

o        Discussant: Bernt Berger, Senior Research Fellow, University of Hamburg

 

Fourth Session: Roundtable discussion: Trends in global poles of power and the Sino-European partnership (10:15-12:15)

 

Chair : Quentin Peel, The Financial Times

 

Presenters:  
    • Maria João Rodrigues, Advisor to the Portuguese Prime Minister, EU Presidency
    • Tomasz Kozlowski, Head of Asia Unit, EU Council
    • Jean-Noël Poirier, Sous-directeur Extrême Orient, Direction Asie, French Ministry of Foreign Affairs
    • Prof. Feng Zhongping, Director of CICIR Institute of European Studies and CICIR colleagues

 

Conclusions:
  • Prof. Zhang Buren, Vice President, CICIR
  • François Godement, President, Asia Centre
  • Álvaro de Vasconcelos, Director of EUISS

 

    End of seminar

Août 30-31, 2007, Taipei.

 

Pour sa cinquième édition et avec un accent mis sur la sécurité économique et les grands enjeux de l’émergence chinoise, ce forum a permis de confronter les visions régionales (Asie du sud-est, Asie du nord-est) américaines ou européennes : l’angle européen et la sécurité énergétique ont notamment fait l’objet d’interventions par François Godement et Pierre Noel, respectivement directeur et chercheur associé à Asia Centre.

August 30 Thursday (Day One)

 

8:40-9:00     Registration

 

9:00-9:10     Welcoming Remarks

   

9:10-9:40     Keynote Speech: Tsai Ing-wen, Former Vice Premier

9:40-10:00    Coffee Break

 

10:00-11:30   Session OneThe Rise of China: Economic Power and Challenges to the World Order

 

Moderator: Hung-mao Tien, President & Chairman of the Board, Institute for National Policy Research

 

Presenters:

n           Edward Friedman, University of Wisconsin, Madison

“The Rise of China as a Global Power?”

n           John Ravenhill, Australian National University

“Beijing Consensus” or “Washington Consensus?”

 

Discussants:

n           Parris Chang 張旭成, Former Deputy Secretary General of National Security Council

n           Huan Guocang(宦國倉), Primus Pacific, Hong Kong

 

11:30-12:00   Open Forum

 

12:00-14:00   Luncheon

 

14:00-15:30   Session TwoThe Other Side of China’s Rise

 

Moderator: Ralph A. Cossa, Pacific Forum, CSIS

 

Presenters:

n           Pierre Noel, University of Cambridge

“Energy Security and China’s Rise”

■ Simon Tay, Chairman, Singapore Institute of International Affairs

“Environmental Security and China’s Rise”

 

Discussants:

n           Yann-huei Song宋燕輝, Research Fellow, Institute of European and American Studies, Academia Sinica, Taiwan

n           Daigee Shaw蕭代基, President, Chung-hua Institution for Economic Research

 

15:30-16:00   Open Forum

 

19:00        Dinner

 

August 31 Friday (Day Two)

 

09:30-11:00    Session Three - Responses from Major Powers: Balancing or Bandwagon Strategy?

 

Moderator: Yun-han Chu 朱雲漢, Professor, National Taiwan University

 

Presenters:

  Bonnie Glaser, Senior Associate, CSIS (invited)

“An American Perspective of the Rise of China”

n           Satoshi Amako天兒慧, Waseda University

“A Northeast Asian Perspective of the Rise of China”

 

Discussants:

n           Philip Yang(楊永明), National Taiwan University

n           Shiau Chyuan-jenq(蕭全政), National Taiwan University

 

11:00-11:30  Open Forum

 

11:30-13:00  Luncheon

 

13:00-14:30 Session FourResponses from Two Blocs: Balancing or Bandwagon Strategy? 

   

Moderator: Cheng-yi Lin, Research Fellow, Institute of European and American Studies, Academia Sinica

 

Presenters:

■ Carolina G. Hernandez

“A Southeast Asian Perspective of the Rise of China”

■ Francois Godement, Director, Asia Centre, France

“An EU Perspective of the Rise of China”

 

Discussants:

n           Chyungly Lee 李瓊莉, National Chengchi University

n           Tain-jy Chen 陳添枝, Professor, National Taiwan University

14:30-15:00  Open Forum

 

15:00-15:10  Coffee Break

 

15:10-17:00  Session Five - A Tale of Two Cities: Taipei and Beijing

 

Moderator: Chi-lin Wei 魏啟林, Chairman, Taiwan Economic and Industrial Association

 

Presenters:

  Teh-sheng Hung 洪德生, President, Taiwan Institute of Economic Research

“Choosing between Closer Economic Partnership Arrangement or Free Trade Agreements?”

n   I-Chung Lai賴怡忠, Director, Taiwan ThinkTank

“Absorbing into Chinese Economic Arrangement while Maintaining Political Independence?”

 

Discussants:

n           Ralph A. Cossa, Pacific Forum, CSIS

n           Huan Guocang, Primus Pacific, Hong Kong

 

17:00-17:30  Session Six   Concluding Session

 

Moderator: Hung-mao Tien, INPR

 

Panelists:

Ralph A. Cossa, CSIS

Huan Guocang, Primus Pacific, Hong Kong

Francois Godement, Asia Centre

Carolina G. Hernandez, ISDS

John Ravenhill, ANU

Simon Tay, SIIA

 

19:00       Dinner

(Manifestations)
La sécurité énergétique de la Chine : Politiques et impact global

9 juil. 2007, Bruxelles. Cet événement, organisé avec l’EPC, a présenté à un public plus large les résultats des ateliers organisés à Pékin en 2006-2007. Soutenue par Alstom, l’Agence Française de Développement et BNP Paribas, la table ronde rassemble experts, hauts fonctionnaires et industriels européens et chinois.

Avec à la tribune Sun Xuegong (representation chinoise auprès de l’UE), Zhao Hongtu (CICIR), P. Andrews-Speed (CEPMLP), Seán O’Regan (Conseil de l’UE), J-F. Di Meglio (BNP Paribas), M. Meidan et A. Berkofsky (EPC).

Nouveaux enjeux stratégiques et sécuritaires de l’Asie Orientale et du Moyen-Orient

2-3 juil. 2007, Tokyo. Ce dialogue entre chercheurs et représentants des Ministères des Affaires Etrangères et de la Défense français et leurs homologues japonais, a permis de soulever les questions clés de l’Asie contemporaine : la Corée du Nord et la sécurité de l’Asie du Nord-Est, la Chine et ses relations avec le Japon et les Etats-Unis, la montée en puissance de l’Inde et son influence sur l’Asie ainsi que la stabilité au Moyen-Orient. Enfin l’avenir de la politique française en Asie a fait l’objet d’une présentation...

Avec les participations japonaises de : S. Tomoda, C. Kokubo et Y. Nikaido (JIIA), T. Kikuchi et S. Takagi (Aoyama Gakuin U.), Amb. H. Hirabayashi, H. Kurata (Kyorin U.), K. Suetsugu (Asia Pacific Energy Forum), K. Tanaka (JIME-Center), A. Takahara (Tokyo U.) et françaises de : M. Duchatel, G. Delamotte et F. Godement (Asia Centre), P. Levy et M. Lafont-Rapnouil (CAP), P. Le Corre et I. St-Mézard (DAS).

27-29 juin 2007, Tokyo. Dans le cadre de deux journées d’analyse des nouvelles dynamiques sino-japonaises en Asie orientale organisées en partenariat avec la Maison franco-japonaise, le Service culturel de l'Ambassade de France au Japon, l’IRASEC et le Réseau Asie, Asia Centre a apporté son expertise dans l’étude des usages politiques de l’histoire, de la sécurité régionale en Asie du nord-Est et des possibilités et des conditions d’une intégration régionale, en tant que questions clés qui impactent l’ensemble de la région et la voie de celle-ci vers la coopération, mais qui ont aussi des implications globales à mettre en regard avec l'expérience française et européenne....

L’Asie du Nord-Est est de loin la zone économique la plus importante de l'Asie, que l’on parle de PIB, de finances ou de technologies. Malgré la concurrence globale, les sociétés industrielles du Japon, avec quelques grands groupes coréens, sont restées compétitives et la croissance économique de la Chine est inégalée en ce début de 21ème siècle. Ces trois pays exercent une forte influence dans la plupart des domaines du soft power qui dépasse celle de l'Asie-Pacifique. Enfin, la "réforme" – quoique comprise et opérée différemment selon les pays - est le mot clé en Chine, au Japon et en Corée, comme elle était à la fin du 19ème siècle au Japon avec le début de l'ère de Meiji.

 

Pourtant les obstacles historiques, politiques et stratégiques empêchent l'apparition d'une véritable coopération régionale dans l’Asie du Nord-Est. Pour venir à bout de la guerre du Pacifique et ses conséquences, toutes les parties doivent s’impliquer dans un travail critique sur l'histoire et régler des conflits territoriaux. Les différences de régime politiques, avec le rôle de l'opinion publique, la nature de l'éducation et de l'information, la légitimité perçue et le rôle des facteurs domestiques dans la politique étrangère constituent des obstacles à une compréhension mutuelle entre les sociétés nord-est asiatiques. Les disparités de développement, l’appréhension croissante vis-à-vis des ressources naturelles, les craintes économiques mutuelles, et l'incertitude quant au statut relatif des principaux pays de la région dans un proche avenir contribuent aux malentendus.

 

Aussi ces thèmes, sensibles et sérieux pour le futur du Japon, méritent-ils d'être traités avec la plus grande attention quant aux différents jugements et interprétations. Les experts européens se sont querellés dans le passé sur les thèmes historiques semblables et sur les politiques européennes d’Etats-nation. Mais ils ont également, au cours du demi-siècle passé, contribué à un processus de réconciliation et à une meilleure compréhension mutuelle des intérêts nationaux, pour aboutir à la coopération régionale et l’intégration au niveau européen. Aujourd'hui, les experts des principaux pays de l’Asie du Nord-est font face à un ordre du jour semblable et s’ouvrent à la discussion avec leurs homologues français et européens.

15-16 janv. 2007, Paris. Avec les soutiens européens du GMF et de la KAS et français du CAP. Rencontre sur les politiques occidentales vis à vis de la Chine, qui associe tous les 18 mois avec le China Policy Program (GWU) experts européens et asiatiques ainsi que les responsables d’Asie ou des questions régionales des pays concernés...

Avec les interventions américaines de : R. Baum (UCLA), P. Bottelier (Johns Hopkins U. SAIS), T. Christensen (Department of State), B. Cole (U.S. National War College), T. Fingar (National Intelligence, DNI), B. Gill (CSIS), M. McDevitt (Center for Naval Analyses, CNA), D. Shambaugh (GWU), Amb. J.S. Roy (Kissinger & Associates) et européennes de : M. Meidan, R. Ash (SOAS), J-P. Cabestan, S. Crossick (EPC), Amb. M. Filhol (MAE), L. Frouart (MinDef), F. Godement, B. Gorawantschy (KAS), T. Kozlowski (Conseil de l’UE), H. Kreft (Groupe parlementare du CDU/CSU), P. Levy (MAE), S. Lillie (FCO), Amb. A. Michaelis (MoFA, Alle), M. Rokas (Comission de l’UE), E. Sandschneider (DGAP), R. Wye (FCO). Et les participations de : A. J. Betermier, F. Biot, A. Bloch-Lainé (GMF), G. D’Elia (Amb. américaine), H. de Rochefort (France Amériques Association), K. Hofmann (Amb. américaine), S. Homola, P. Le Corre (MinDef), G. Schlumberger (FRS), D. Schrey (KAS), K. Shreffler (DNI), A. Small (GMF), M. Zaborowski (IES).

(Manifestations)
5ème et 6ème Dialogues Shangri La 2006 et 2007

2-4 juin 2006 / 1 juin 2007, Singapour. F. Godement participe régulièrement au « Sommet de sécurité de l’Asie Orientale » qui a été créé en 2002 sous l’égide de l’IISS. Ces sommets, plus connus sous le nom de Dialogue Shangri La, réunissent à Singapour la quasi-totalité des ministres de la Défense de l’Asie Pacifique et certains de leurs homologues européens. Réparti entre sessions plénières et ateliers plus informels, le Dialogue Shangri La est devenu un moyen d’expression et d’analyse privilégié sur les questions de sécurité. Après des années de distance prudente, la Chine y a en 2007 délégué le général Zhang Qinsheng, chef d’état major adjoint de l’APL.

8 déc. 2006, Paris. Avec le soutien du SGDN. L’Union européenne, et les pays qui la composent, sont aujourd’hui considérés comme des partenaires secondaires sur toutes les questions stratégiques qui affectent de près ou de loin l’évolution sécuritaire dans l’Asie Orientale. Quel bilan tirer de ce constat et comment organiser une meilleure visibilité de nos intérêts et engagements ?

Ce séminaire, a consisté non seulement à échanger sur les positions, les ambitions et les moyens européens (au niveau national et régional) mais aussi à débattre d’initiatives possibles susceptibles de relancer une action mieux valorisée...

Avec les interventions de S.E. B. Bassin (MoFA, Finlande), F. Delon (SGDN), W. van der Geest (EIAS), F. Godement, C. Grant (CER), N. von Hofmann, L. Jakobson (FIIA), T. Kozlowski (Conseil de l’UE), H. Ladsous (MAE), A. Neill (RUSI), L. Odgaard (Aarhus U., Danemark), S.E. M. Sahlin (Folke Bernadotte Academy, Suède). Parmi les participants venus de Finlande Amb. K. Burski, Amb. E. Hamilo et M. Heiskanen, d’Allemagne K. Möller (†) (SWP), H. Maull (U. Trier), F. Umbach (DGAP) et A. Wulff (MoFA), du Royaume-Uni H. Smith (U. de Warwick) et R. Wye (FCO), d’Espagne A. Marquina Barrio (U. Complutense), de Belgique R. Mathieu (Royal Defence College) et de Suède K. von Hoesslin et de France : A. d’Andurain, T. Berthelot, M. Briens, P. Errera et P. Le Corre (MAE), E. Charles, L. Frouart et C-P. Godard (MinDef), P. Hassner (CERI), M. Miraillet, N. Regaud et J. Zérinini (SGDN), B. Sitt (CESIM), F. Biot et S. Boisseau du Rocher (Asia Centre) et le sénateur X. de Villepin.

    

Pour débattre des enjeux et formuler des propositions concrètes, les débats ont été organisés autour de thèmes précis avec certains des responsables des pays membres et des institutions européennes présents à titre personnel ainsi que les experts académiques les plus engagés dans la réflexion pratique et le débat avec nos partenaires asiatiques.

Partant d’un bilan rapide des acquis et des failles de la présence sécuritaire de l’Europe en Asie orientale, le séminaire dégagera les grands intérêts de l’Europe dans la région, intérêts parfois sous-estimés ou négligés du fait de l’éloignement géographique des enjeux, de la présence dominante des Etats-Unis, d’un jeu d’alliances complexes et évolutives (entre la Chine et ses partenaires régionaux par exemple). Il s’agira aussi d’évaluer plus justement les principales demandes qui peuvent nous être adressées par nos partenaires asiatiques dans le domaine de la sécurité traditionnelle et non-traditionnelle, et les motivations qui les sous-tendent. La question de la coordination, de la complémentarité ou de la concurrence des politiques retenues par rapport à l’action engagée par les Etats-Unis et par les organisations multilatérales de l’Asie-Pacifique (qui commencent à intervenir dans le champ de la sécurité), sera intégrée aux présentations et aux débats. Celle des instruments et moyens disponibles à l’action européenne - difficile à résoudre dans la mesure où le champ de la PESD est encore en construction, notamment hors zone – sera également être traitée, en priorité à partir des approches des Etats européens qui conservent une grande latitude d’action.

Thèmes traités :

  • perceptions et attentes de nos partenaires asiatiques
  • participation européenne à l’architecture de sécurité asiatique : entre « hard » et « soft » power, les options européennes
  • sécurité maritime en Asie orientale et coopération européenne
  • maintien et établissement de la paix
   
En marge de cette conférence, se sont réunis les membres les plus actifs du comité européen du CSCAP. 7 déc. 2006, Paris
27-28 nov. 2006, Pékin. Avec les soutiens du CAP, de la FIP et de la FES. En ouverture d’un échange régulier avec des experts chinois et d’un dialogue informel politique et économique entre la France et la Chine, cette première édition a traité des questions: de religions et nationalisme extrêmes (de l’Asie centrale au Moyen Orient en passant par l’Asie du Sud) ; de l’Afrique subsaharienne ; de géopolitique et d’énergie. Une table ronde finale a traité des responsabilités chinoises et européennes dans la situation internationale actuelle...  
Avec les participations chinoises de : Cui Liru, Feng Zhongping, Tang Zhichao, Chen Jiejun, Zhao Hongtu, Xu Weizhong, Zhang Buren (CICIR) ; An Yongyu, Wu Hongwei, Yao Guimei (CASS) ; Li Anshan (Beida) ; Dong Manyuan (CIIS) ; Xu Xiaojie (CNPC) ; européennes de : S. Vaner et R. Marchal (CERI/FNSP) ; U. Steinbach (Deutsches Orient-Institut) ; D. Fischer (Duisburg U.) ainsi que J-P. Cabestan, F. Godement et M. Meidan. Avec les représentations européennes de S. Abou et L. Riquet ; des Affaires Etrangères chinoises de Lei Kezhong, françaises de P. Levy, P. Allard, N. Chapuis et E. Maillard, allemandes de V. Stanzel et C. Eilrich et néerlandaises de B. Bas Ter Haar ainsi que de la défense française (L. Frouart). Presse : Quotidien du Peuple.

Les nouveaux équilibres stratégiques en Asie du Nord-Est

28-29 sept. 2006, Paris. Avec les soutiens de la DAS (MinDef) et de la DGCID (MAE). A l’heure du changement de gouvernement à Tokyo et d’une nouvelle crispation dans la péninsule coréenne avec l’annonce d’un essai nucléaire en Corée du Nord, ces deux questions prennent une importance toute particulière.

Pour y répondre, Asia Centre, en partenariat avec le JIIA et en coopération avec l’IHEDN, a réuni à l’Ecole Militaire un panel d’experts et d’hommes politiques de haut niveau venant du Japon, de France et d’Europe. Parmi eux l’ancien ministre des affaires étrangères Koji Kakizawa, les directeurs de l’IHEDN, le V.A. François Dupont, et du JIIA, Makio Miyagawa, les présidents du conseil de l’IISS, F. Heisbourg, et de la FRS, G. Schlumberger. La question des nouveaux équilibres stratégiques en Asie du Nord-Est a été appréhendée sous les angles de la modernisation militaire et de la posture stratégique chinoise, des relations sino-japonaises (coopération et intérêts stratégiques) et de la vision du passé et de l’avenir. L’échange est clôturé par une table-ronde sur le rôle de l’Asie du Nord-Est dans la Communauté de l’Asie Orientale...

Avec les interventions japonaises de : Takashi Kawakami (U. Takushoku), Tsutomu Kikuchi et Seiichirô Takagi (U. Aoyama Gakuin), Tsutomu Ôkawa (Ambassade du Japon en Chine), Katsuhiko Suetsugu (Asia Pacific Energy Forum) et européennes de : C. W. Hughes (U. Warwick) R. Dujarric ( NIPS /JIIA), J-M. Bouissou et K. Postel-Vinay (CERI), E. Seizelet (CNRS / IAO), B. Tertrais (FRS), J-P. Cabestan, G. Delamotte et F. Godement, C.A. A-F. de Saint-Salvy, P. Boone et L. Frouart (DAS), P. Lévy et M. Briens (CAP).

28-29 fév. 2006, Pékin. La dimension stratégique de la relation sino-européen, encouragée dès 2004, s’est traduite par de nombreux dialogues. En 2006, Asia Centre à Paris, le CER à Londres et la DGAP à Berlin, ainsi que la CASS à Pékin, ont choisi de retenir certaines questions stratégiques pour leur encouragement à la coopération, au-delà des questions à court terme telles que les conflits commerciaux ou l’embargo. L’énergie et l’environnement, le développement, la gouvernance globale et la lutte contre la prolifération ont été au coeur des réflexions de ce groupe de travail...

Avec les participations chinoises de Chen Shuxun (CRF), Cui Zhiyuan (Tsinghua U.), Feng Zhongping (CICIR), Gao Shixian (NDRC), Gu Guoliang, Huang Ping, Pan Jiahua et Zhou Hong (CASS), Pan Zhenqiang (NDU), Xing Hua (CIIS) ; et européennes de F. Godement, C. Grant et M. Leonard (CER), E. Sandschneider (DGAP) et A. Small (GMF).

Quels sont les nouveaux équilibres stratégiques en Asie du Nord-Est et quelle vision le Japon en a-t-il ? A l’heure du changement de gouvernement à Tokyo et d’une nouvelle crispation dans la péninsule coréenne avec l’annonce d’un essai nucléaire en Corée du Nord, ces deux questions prennent une importance toute particulière.  

Pour y répondre, Asia Centre, en partenariat avec le Japan Institute of International Affairs (JIIA) et en coopération avec l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN), a réuni les 28 et 29 septembre 2006 à l’Ecole Militaire (Paris) un panel d’experts et d’hommes politiques de haut niveau venant du Japon, de France et d’Europe. Parmi eux l’ancien ministre des affaires étrangères Koji Kakizawa, le directeur de l’IHDEN, François Dupont, le directeur du JIIA, Makio Miyagawa, le président du conseil de l’International Institute of Strategic Studies (IISS), François Heisbourg, et le président de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), Guillaume Schlumberger.

Les participants japonais relèvent d’entrée de jeu la principale cause de déséquilibre dans les relations inter-régionales que constitue la montée de la Chine, ainsi que le rôle des Etats-Unis, à la fois gendarme et pouvoir modérateur dans la région. La coïncidence de la conférence avec la désignation du gouvernement de Shinzo Abe a été l’occasion d’un intéressant débat sur le « problème historique » dans les relations du Japon avec ses voisins, la Chine et deux Corées, cependant que certains participants souhaitent un rôle plus visible de l’Union Européenne en général et de la France en particulier dans la recherche de solutions pour la crise nord-coréenne.  Selon un conférencier japonais, les relations stratégiques du Japon dans la région s’articulent autour d’un axe formé par la Chine, la Corée du Nord et Taiwan. La course chinoise aux armements représente une menace pour l’équilibre stratégique de la région. Ce pays tend en effet à une expansion maritime passant par le contrôle du Détroit de Formose, devenu pour Pékin un espace vital. Cet expansionnisme pourrait mener à un conflit régional. Le budget de la défense chinois est en croissance annuelle à deux chiffres depuis 20 ans, totalisant 35 milliards de dollars aujourd’hui. Malgré l’insistance de Pékin sur «  l’émergence pacifique » de la Chine sur la scène politique et militaire de l’Asie du Nord-Est, les experts japonais doutent de sa bienveillance, compte tenu des 800 missiles déployés dans les provinces côtières face à Taiwan. La vision japonaise de la sécurité régionale perçoit le développement nucléaire nord-coréen comme « une menace grave et réelle ». Mais ce n’est pas le seul danger que perçoit le Japon. Les conférenciers japonais s’inquiètent également des enlèvements de citoyens japonais, de l’exportation de missiles et des technologies balistiques, ainsi que de l’arsenal d’armes chimiques et biologiques détenu par Pyongyang. Pour faire face à la Corée du Nord, le Japon compte sur son allié américain et, comme les Etats-Unis, a imposé des sanctions financières au régime de Kim Jong Il et interdit aux navires nord-coréens l’entrée des ports japonais. Pour certains participants, le Japon est sur la défensive face à la montée en puissance de la Chine et au danger nord-coréen. Il est vrai que l’alliance militaire nippo-américaine et l’article 9 de la Constitution japonaise restreignent le gouvernement japonais dans ses choix stratégiques, tandis que la polémique sur l’histoire enferme le Japon. La révision de cette alliance pourrait être un sujet de débat aussi bien à Tokyo qu’à Washington. Un conférencier revient longuement sur le redéploiement des forces américaines en Asie, plaidant pour une « meilleure intégration nippo-américaine » à l’heure où les Etats-Unis transfèrent 8 000 marines d’Okinawa vers l’île de Guam. Cette alliance a besoin d’évoluer, et doit se renforcer grâce à une meilleure intégration nippo-américaine. Car, « pour les Etats-Unis comme pour le Japon, la guerre froide n’est pas terminée en Asie du Nord-Est, elle s’est transformée. Des conflits entre des pays puissants demeurent concevables. » Le dialogue à six sur le développement nucléaire nord-coréen, actuellement au point mort, est analysé en profondeur en raison de ses enjeux pour le Japon. Pour la diplomatie japonaise, ce dialogue entamé à Pékin serait aussi « une tentative de construire un nouvel ordre dans la région par la négociation ». Il en résulte la certitude que les six partenaires « ne souhaitent pas un changement dramatique en péninsule coréenne, et acceptent le maintien du statu quo ». En d’autres termes, ni effondrement, ni réunification mais une évolution en douceur grâce à des réformes économiques. Mais pour le Japon « si les pourparlers échouent définitivement, la discussion devra être portée devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies. ». Les relations sino-japonaises sont placées au centre des débats en raison notamment de la participation de plus en plus active de la Chine à la sécurité collective dans la région Asie-Pacifique. Une présentation est consacrée à la modernisation et les capacités de projection militaire chinoises. Elle cite notamment la volonté chinoise d’empêcher l’indépendance de Taiwan, où l’identité taïwanaise se fait de plus en plus forte, ce qui explique le renforcement des positions chinoises dans le Détroit de Formose. L’accent est mis également sur les malentendus historiques entre la Chine et le Japon, un dossier toujours d’actualité en raison de la querelle sur les visites de dirigeants japonais au sanctuaire shintoïste Yasukuni, où sont notamment honorés des dignitaires de l’armée nippone morts pour la patrie lors des différentes guerres dans lesquelles le Japon s’est engagé. Un conférencier japonais souligne l’existence de malentendus mutuels sur les intentions et aspirations des deux pays, malentendus qui sont la cause de la dégradation de leurs relations.  L’évolution de la Chine fait l’objet d’une question du chercheur Jean-Pierre Cabestan, d’Asia Centre qui souligne l’activisme diplomatique du gouvernement chinois ainsi que les difficultés pour obtenir des informations de la part de Pékin concernant son potentiel militaire. L’attitude de la Chine dans sa recherche de matières premières et dans sa quête d’approvisionnements énergétiques est évoquée par François Godement, et en particulier sa préférence pour des accords signés avec des pays producteurs, plutôt que pour des achats sur le marché.  La coopération des deux pays (et notamment l’aide économique du Japon à la Chine depuis la normalisation de leurs relations), les rivalités stratégiques entre les deux géants de l’Asie du Nord-est, et l’incidence de l’alliance nippo-américaine sur les relations sino-japonaises font l’objet des présentations de la seconde journée de la conférence. Ces présentations permettent de conclure que le Japon passe actuellement par une « révolution culturelle », selon l’expression de Jean-Marie Bouissou, président de la séance du matin. Cette « révolution » provoque « un changement total de la mentalité collective dans ce pays, où la jeunesse vit dans un profond sentiment d’anxiété et d’optimisme à la fois ». Considérant que ce mélange « est le meilleur moteur pour un désir d’action », il voit dans le Japon d’aujourd’hui « un pays disposé à agir et à se normaliser en même temps. »  Les participants japonais soulignent l’action du Japon pour la construction d’accords régionaux dans le domaine économique et commercial, tout comme dans le domaine politique, et évoqué l’intérêt commun des pays d’Asie de l’Est pour la construction régionale. La construction européenne pourrait-elle servir de modèle à cette normalisation ? C’est ce que se demandent les participants japonais en débattant de la revendication de leur pays de se « normaliser ». Finalement, la conclusion de la conférence sur l’équilibre stratégique en Asie du Nord-est est que «  le Japon en est encore au temps du choix » dans divers domaines, notamment dans ceux qui auront nourri les débats de cette conférence.

18-19 janv. 2006, Paris. Avec l’appui de la DAS. Co-organisée avec la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS) au CHEM, cette conférence a mis en lumière, à travers le cas de la Corée, les choix et les dilemmes stratégiques en Asie du Nord-Est. Elle a dégagé une histoire spectrale de la péninsule coréenne, des perspectives de réunification à la fois réalistes et lointaines, un réel débat sur le facteur nucléaire et les ADM nord-coréennes, une illustration (via la présentation des enjeux économiques) de la difficulté d’avoir une vision rationnelle du système nord-coréen, de l’attitude des grands acteurs internationaux, les conceptions des rôles chinois et américains.

  

Avec les participations coréennes de : Seongchang Cheong, Yongsup Han, Junghwan Yoo, Taeho Kim, françaises de : A. Fabre, C-P. Godard, F. Godement, B. Hourcade, A. Nass, G. Schlumberger et européennes de : R. Frank, S.E. J. E. Hoare, du public du CHEM dont : H. Renaud, M. Yakovleff, P. Beaudoin, B. Clermon. Avec les allocutions de J. de Ponton d’Amecourt (DAS), F. Dupont (IHEDN), Chulki Ju (Amb. De la RDC en France) et du sénateur André Santini et la présence de la presse lors de la table ronde finale (La Croix, RFI).

 

La décision avait été prise de remonter directement aux sources –c’est-à-dire de permettre à des experts ou acteurs de la scène géopolitique coréenne (Corée du Sud) de s’exprimer et de dialoguer entre eux, avec des participants français ou européens ainsi qu’avec le public du Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM) ou invité.

Inédite dans sa formule, cette conférence a restitué, lors des présentations et débats, des points importants et rarement évoqués :  

 

  • Une histoire spectrale de la péninsule coréenne, resituant les dimensions diverses de la guerre intercoréenne mais aussi des dimensions politiques intérieures depuis la fin de l’occupation japonaise (présentations de André Fabre et Yoo Jungwan) ; la suite de la conférence va constamment revenir sur ces évolutions internes, en particulier dans la société et la politique sud-coréenne, et « externaliser » une grande partie du conflit sur la politique américaine ;
  • Les perspectives de réunification apparaissent à la fois réalistes en raison de la « réconciliation » qu’anticipent de nombreux acteurs privés, du passage possible et même souhaitable à la gestion intercoréenne de la zone démilitarisée et de ses couloirs, de l’intensité croissante des échanges économiques ; et lointaines en raison du choc qu’entraînerait un rapprochement brutal entre deux sociétés aux modèles si différents – et si inégales aujourd’hui. Si M. Kim Taeho n’hésite pas à parler du « statu quo » comme de la meilleure des solutions, les autres chercheurs préfèrent envisager une perspective éloignée de réunification.
  • Un débat vif quoique courtois oppose les chercheurs coréens sur le facteur nucléaire et les armes de destruction massive nord-coréennes. Pour MM. Changsu Kim et Yongsup Han, le chantage nucléaire et la détention des bombes sont un facteur incontournable. M. Seongchang Cheong et l’ambassadeur Chulki Ju vont relativiser la menace, ce dernier percevant un signe d’évolution de la Corée du Nord à partir des dernières conversations à Six de Pékin. Le récit haut en couleurs fait par James Hoare, premier ambassadeur britannique à Pyongyang en 2002-2003, mettant en doute la réalité même des armes de destruction massive et l’existence d’un programme nucléaire militaire et réduisant celui-ci à un bluff qui tournerait mal à l’automne 2002 (visite à Pyongyang du sous-secrétaire d’Etat américain James Kelly) va évidemment renforcer les arguments de cette dernière thèse.
  • La présentation des enjeux économiques a illustré la difficulté d’avoir une vision rationnelle de l’évolution du système nord-coréen. Ruediger Frank présente les éléments de l’économie de marché naissante, souligne le rôle de nouveaux flux internationaux (notamment chinois), relève la plasticité idéologique d’un régime sui generis et finalement très peu marxiste. Mais il expliquera aussi que la réforme des prix lancée à l’été 2003 a dû être interrompue en Octobre 2005 : elle faisait la part trop belle aux producteurs agricoles dans un pays qui, à la différence de la Chine ou du Vietnam, est bien plus urbanisé et salarié. La rigidité des structures politiques, les atrocités concernant les droits de l’homme, la question des réfugiés sont rappelés.
  • La séance concernant l’attitude des grands acteurs internationaux révèle des failles importantes entre ceux-ci : Seongchang Cheong et François Godement estiment que l’attitude de l’administration américaine depuis 2001 a été une « non-politique » accompagnée d’une instrumentalisation de la question nucléaire plutôt que l’adoption d’une stratégie, fût-elle dure, à l’égard de la Corée. James Hoare suscite un vif débat en affirmant à partir de son expérience que les Etats-Unis ont poussé et piégé la Corée du Nord en 2002 sur la question de son programme nucléaire caché. M. Changsu Kim défendra l’acuité de la vision américaine (mais « ils ne disent pas tout ce qu’ils savent ») sur la Corée du Nord ; François Godement souligne que le nucléaire militaire nord-coréen est un handicap stratégique pour la Chine, et reste une préoccupation japonaise majeure même si ce dernier ne veut pas d’un recours à la force, peu crédible aujourd’hui.
  • Le débat s’est répété à propos de l’interaction entre le cas nord-coréen et la prolifération. Tandis que Bernard Hourcade évoque le cas iranien en des termes voisins de ceux de James Hoare pour la Corée du Nord, Guillaume Schlumberger rappelle les exigences du Traité de non-prolifération, et surtout l’effet mécanique sur d’autres proliférants potentiels qui serait la conséquence d’une acceptation internationale des cas nord-coréen et iranien. François Godement évoque l’effondrement possible du TNP par le haut (développement de catégories d’armes nouvelles et nouvelles doctrines d’emploi) et par le bas (multiplication des justifications apologétiques au cas par cas et loi du précédent). Guillaume Schlumberger évoque l’exemplarité du cas iranien que tous les proliférateurs observent (y compris les Nord-coréens) ; soulève l’idée d’une instrumentalisation de la prolifération par la Chine pour contrer indirectement les Etats-Unis ; souligne que la politique européenne fondée sur le soft power est aujourd’hui obsolète.
  • Le rôle de la Chine va être envisagé en fait de façon plus consensuelle par les intervenants sur le plan régional. Charles-Philippe Godard présente un pays dont l’émergence militaire ne doit pas faire oublier les objectifs économiques et de sécurité au sens large. La gestion du dossier nord-coréen est une opportunité pour la Chine de gains à la fois géopolitiques et économiques sur la péninsule. L’ambassadeur Ju comme M. Taeho Kim – dont les vues divergeaient sur d’autres sujets – estiment qu’un rapprochement avec la Chine est dans l’intérêt national sud-coréen.
  • Etats-Unis et Japon seront vus avec moins d’indulgence : les premiers sont en contradiction d’intérêt avec la Corée du Sud, pour James Hoare ; quoiqu’ils visent peut-être à terme une normalisation directe avec le régime de Pyongyang, que le Sud accepterait si elle ne débouche pas sur un alignement anti-chinois (Charles Philippe Godard). Le Japon, dont la contribution économique et commerciale est essentielle dans toute l’Asie du Nord-est, est enfermé dans une attitude « étrange » sur l’histoire. Le possible retour de la Russie se fera à travers la gestion du dossier énergétique. Une concertation régionale, pour l’ambassadeur Ju, est souhaitable mais ne peut que prendre la suite des conversations à Six, et non pas anticiper sur leur résultat.

Tout au long de cette conférence, les participants ont débattu sans éclats de leurs points de vue, souvent très divers, sur l’histoire et l’environnement de la péninsule, et ce en présence de l’ambassadeur de la RDC : c’est un signe de maturité démocratique, qui explique peut-être plus que tout autre facteur la fin de l’alignement automatique sur les positions et analyses américaines. Les participants coréens ont paru toutefois oublier le plus souvent le cadre global de la prolifération, et n’envisager les relations avec un pays comme la Chine qu’en fonction de leurs espérances régionales sur le rôle de celle-ci. / FG

Organisés sur une base régulière par l’INPR (Taiwan) en partenariat avec Asia Centre (Paris), le CSIS (Hawaï) et l’ISDS (Singapour)...

   

Old challenges and new developments in Asia-Pacific Security

13-14 oct. 2005, Taipei. Autour des présentations écrites de : C. R. Hughes: "China and Taiwan: ‘Reconciliation’ or ‘Quiet Before the Storm’" ; Lai I-chung: "Framework to Reorganize the Northeast Asia Security Environment: Toward a New Status Quo?" ; Lin Cheng-yi: "Rising China, Divided Taiwan and Cross-Strait Relations" ; N. M. Morada : "Southeast Asian Security: Old and New Issues and Challenges" ; S. Rigger : "US-China Relations: Can President Bush Stay on the Tightrope?" ; S. Snyder : "The Future of American Alliances in Northeast Asia and the Challenge of Building a Northeast Community" ; E. Teo: "China’s Economic Advances in ASEAN-China Relations".

  

Pacific Security: A Strategic Outlook

4-5 sept. 2006, Cebu. Cette réunion a mis en perspective les questions de nationalisme et de politique démocratique en Asie et leurs implications pour la sécurité régionale. Elle a permis d’aborder l’enjeu des ressources énergétiques dans la région ainsi que les relations entre Taiwan, la Chine et les Etats-Unis.

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