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Kuala Lumpur 2005 : le premier sommet de l'Asie Orientale, compte-rendu de la table ronde du 12 décembre 2005
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« Déterminants et perspectives pour les relations Chine-Taiwan », compte-rendu des Débats Asie 10 avec M. Chang King-yu
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« Le climat des affaires en Asie », compte rendu des Débats Asie 1 avec M. Korsak Chairasmisak
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« Perspectives japonaises sur les crises de l'énergie », compte rendu des Débats Asie 2 avec M. Tadakatsu Sano
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« Politiques tribales et avenir du Pakistan », compte-rendu des Débats Asie 3 avec le Dr Samina Ahmed
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« Asie et Europe : Leçons et perspectives sur l'intégration régionale », compte-rendu des Débats Asie 6 avec Rodolfo.C.Severino et Bernhard Zepter
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« L'Inde et l'Ordre International », compte-rendu des Débats Asie 7 avec le Dr Sashi Tharoor
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« Les grands problèmes et acteurs-clès de l’Asie orientale », compte-rendu des Débats Asie 9 avec Koji Watanabe
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« Le climat des affaires en Asie », compte rendu des Débats Asie 1 avec M. Korsak Chairasmisak
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« Asie et Europe : Leçons et perspectives sur l'intégration régionale », compte-rendu des Débats Asie 6 avec Rodolfo.C.Severino et Bernhard Zepter
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« Les grands problèmes et acteurs-clès de l’Asie orientale », compte-rendu des Débats Asie 9 avec Koji Watanabe
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« Politiques tribales et avenir du Pakistan », compte-rendu des Débats Asie 3 avec le Dr Samina Ahmed
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« L'Inde et l'Ordre International », compte-rendu des Débats Asie 7 avec le Dr Sashi Tharoor
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« Déterminants et perspectives pour les relations Chine-Taiwan », compte-rendu des Débats Asie 10 avec M. Chang King-yu
Table ronde au National Institute of Defence Studies
4 juil. 2007, Tokyo. Cette rencontre avec l’institut de recherche le plus connu sur les questions de défense, dépendant du Boesho, s’est déroulée sur les questions touchant à l’effort de défense japonais, ses composantes et la contribution européenne.
11 juin 2007, Paris. Avec le soutien du GMF. Les relations nouvelles de la Chine avec l’Afrique passent par l’accès aux ressources naturelles, le commerce, l’investissement, l’aide au développement et des relations politiques de plus en plus affichées. Ces relations sont à la fois une opportunité pour l’Afrique et une source d’interrogations. La gouvernance, la transparence des mécanismes d’aide, les flux migratoires et les liens de sécurité sont de nouveaux enjeux pour la Chine comme pour l’Afrique. L’Europe et les Etats-Unis doivent dialoguer avec la Chine comme avec leurs partenaires africains. Peut-on définir un agenda pour les échanges Chine-Afrique qui contribuerait à mettre ceux-ci au service du développement de la bonne gouvernance ?
Autour de D. Shinn (GWU), C. Fomunyoh (National Democratic Institute) et F. Godement.
Afin d’étudier les perceptions transatlantiques de l’influence chinoise en Afrique, Asia Centre et le German Marshall Fund ont accueilli à Paris le 11 juin 2007 David Shinn (Pr. Associé à la George Washington University) et le Dr. Christopher Fomunyoh (conseiller pour l’Afrique et directeur regional au National Democratic Institute). Avant que le débat ne s’engage plus généralement sur les questions de modèle chinois de développement et de forme de coopération possible en Afrique, les deux intervenants ont tout d’abord rappelé les potentialités et défis soulevés par la coopération sino-africaine.
Pour David Shinn, l’Afrique est d’abord pour la Chine lieu de coopération multiple en termes conjugués d’approvisionnement en ressources (trois fois supérieur aux Etats-Unis) ; de flux commerciaux et de personnes ; d’investissements et d’infrastructures (ce que l’Occident ne fait pas) ; de diffusion médiatique. Toutes les coopérations établies par la Chine avec les pays africains sont sans exceptions étendues au domaine militaire (« peace-keepers » et diplomates). Plus généralement, la Chine se place aussi en modèle de développement et en destination touristique.
Du point de vue américain, les potentialités de coopération transatlantique dans la politique africaine présentent un intérêt en matière de stabilité, de nouvelles sources de pétrole, de coordination plus efficace et de développement gagnant-gagnant dans l’éducation notamment. L’intérêt européen se situerait selon lui en matière de coopération dans la lutte contre le terrorisme.
Dr. Christopher Fomunyoh nuance quant à lui l’état des rapports sino-africains par la perception africaine de l’agressivité chinoise. S’il retient deux potentialités majeures de coopération parmi celles citées par D. Shinn, à savoir les infrastructures (dont le principe est mis en priorité par la Banque Mondiale et l’application est perceptible dans la reconstruction en Angola) et les capitaux, il en soulève les défis. Sont notamment citées la surexploitation (cas du bois en Guinée), le non respect des droits de l’homme (Soudan, Zimbabwe) et la difficile prise en compte des erreurs du passé. Le développement d’une classe moyenne n’a en effet pas favorisé la bonne gouvernance contrairement à ce qui était escompté (cf. conflits du Congo et de la Cote d’Ivoire) et la mise à disposition de capitaux chinois s’est jusqu’ici réalisée sans conditionnalité (cf. états arabes après chocs pétroliers). Enfin la Chine privilégie les relations bilatérales, qui ne font que creuser les disparités de développement entre Etats africains. Ainsi la Chine vient-elle avec des potentialités, certes, mais le Dr. Christopher Fomunyoh s’interroge sur sa capacité à favoriser le développement sans faire de dégâts.
L’Afrique, placée davantage en situation de réagir plutôt que d’initier une politique vis-à-vis de la Chine, voit certainement plus celle-ci comme modèle de développement que les Chinois eux-mêmes. Le pouvoir d’attraction chinois, réside-t-il dans le « soft power » ? Etre un modèle de développement n’est pourtant pas, pour D. Shinn, synonyme de « soft power ». Pour d’autres, le tropisme chinois de l’Afrique viendrait de l’alternative offerte au modèle de gouvernance des institutions internationales, et à la nouvelle voie diplomatique de démocratie et de résolution de conflit que prônent pourtant les Etats-Unis et l’Europe.
En pratique, la Chine traite avec les élites africaines, et par là créé des contradictions dans sa coopération : d’une part la non diffusion vers le secteur privé, lequel ne perçoit pas l’intérêt à établir une relation avec le secteur privé chinois ; et dans un domaine très sensible, la tentation qu’il y aurait par exemple à des accords sur un plan nucléaire plutôt que pour la recherche commune de lutte contre la prolifération. Plus généralement en matière de sécurité, le Dr. Fomunyoh souligne que celle-ci est d’abord affaire de coopération pratique sur le terrain, et menée par les entreprises elles-mêmes (dans les domaines gaziers et pétroliers notamment). Enfin, la coopération multilatérale en Afrique est davantage possible au niveau commercial et technique que politique.Le 14 déc. 2005 se tenait à Kuala Lumpur le premier sommet de l’Asie orientale. Est-ce une intégration régionale purement symbolique ou ce sommet annonce-t-il un nouvel équilibre de l’Asie ? L’interdépendance économique rapproche les pays de la zone et justifierait la mise en place d’institutions communes. Mais la course à l’énergie et aux matières premières, les griefs historiques, les rivalités pour le leadership et les inquiétudes militaires s’opposent encore à la coopération. Pris entre « l’ordre américain » issu de la guerre froide, l’ascension de la Chine et l’influence du Japon, les pays asiatiques multiplient les contre-assurances et les dialogues pour préserver la stabilité de la région. Cette multitude de liens, d’accords, d’initiatives peut-elle déboucher sur une nouvelle organisation économique et politique en Asie de l’Est ?
Kuala Lumpur 2005 : le premier Sommet de l’Asie orientale
12 déc. 2005. Table ronde, organisée par Asia Centre, la FIP au nom de qui F. Debié ouvre la séance, avec la collaboration d’Asia Presse pour qui Richard Arzt anime les débats.
La veille du Sommet, les chercheurs d’Asia Centre (F. Godement, S. Boisseau, J-P. Cabestan et J-L. Racine) s’interrogent sur le régionalisme et la montée des nationalismes dans la région. Sur le régionalisme : L’Asean est secouée par la pression chinoise, elle doit se consolider avant d’aller vers une institutionnalisation élargie. Du fait que le sommet Japon-Chine-Corée parallèle à la rencontre Asean+3 n’aura pas lieu, le sommet est attendu avec d’autant plus d’intérêt. Si l’Inde suit la Chine pas à pas dans ses relations avec l’Asean (ALE ou partenariat stratégique), le Japon quant à lui se montre particulièrement actif par ses propositions concrètes. L’Asean a peur d’être dissoute, mais les vraies avancées sont sur les sujets techniques : environnement, sécurité maritime dans les détroits, sécurité énergétique, grippe aviaire, etc. Pourtant cette construction régionale trouve obstacle avec le nationalisme du Japon et de la Chine. Car s’il y a entre le Japon et la Chine une synergie évidente, la rivalité de leadership entre la Chine et le Japon est fondamentale et ne disparaîtra pas par un changement de gouvernement. Pour l’Asie, un « oligopole » qui s’accompagne d’une compétition entre les deux géants, vaut mieux qu’un monopole.



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