- d’annuaire de l’Asie Orientale replaçant dans leurs perspectives à moyen et à long terme les événements politiques, économiques et sociaux pour une vision transversale de la zone. Parution à la documentation Française
- de notes et comptes rendus de réunions : études approfondies d’un sujet soumises au débat d’experts par ailleurs rapporté, dans le respect d’anonymat.
Information - inscription : chinaanalysis@centreasia.org
Étude réalisée par Asia Centre et publiée en partenariat avec la Délégation aux Affaires Stratégiques du Ministère de la Défense et Unicomm.
Les politiques étrangères et les intérêts stratégiques de Pékin et de Moscou ont incontestablement connu une nette convergence ces dernières années, qu’il s’agisse de questions stratégiques (espace, défense antimissile), de non-ingérence dans les affaires intérieures (Taïwan, Tchétchénie) ou des grandes crises internationales (Kosovo, Corée du Nord, Iran, Soudan), de telle sorte que l'on est en droit de s'interroger sur l'articulation entre ces positions internationales communes et l'évolution des régimes politiques chinois et russe.
Toutefois, le rapprochement entre Pékin et Moscou est loin d'être dénué de limites et d'arrière-pensées. Les échanges économiques restent bien inférieurs à ceux que ces deux pays entretiennent avec l'Occident et le Japon. La coopération militaro-industrielle s'essouffle, faute d'une confiance politique véritable. Et, en Asie centrale, théâtre d'un "second grand jeu", Chinois et Russes coopèrent tout en se faisant concurrence autour du maintien de régimes autoritaires dont ils recherchent l'allégeance et, surtout, du pétrole et du gaz. Le difficile règlement de la délimitation de la frontière et la question de l’immigration chinoise en Russie témoignent aussi de la permanence d’une méfiance réciproque.
En définitive, cet ouvrage s’attache à montrer que les relations sino-russes sont caractérisées par de notables convergences, tant sur le plan politique que dans les domaines économique, militaire et énergétique, mais aussi par de multiples méfiances qui contribueront sans aucun doute à déterminer l'avenir du vaste continent eurasiatique.
Les quatre auteurs sont spécialistes de la Chine ou de la Russie et ont travaillé en association avec Asia Centre pour donner leur expertise sur cette question :
Jean-Pierre CABESTAN, chercheur associé à Asia Centre, Professeur et directeur du département de sciences politiques et d’études internationales de l’Université baptiste de Hong Kong.
Sébastien COLIN, chercheur associé à Asia Centre, Maître de conférences à l’INALCO.
Isabelle FACON, Maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique.
Michal MEIDAN, chercheur Asia Centre, Responsable du programme énergie et environnement à Asia Centre.
284 pages
Prix public TTC : 22 euros
Contact Asia Centre : R. Jouannigot, r.jouannigot@centreasia.org, tel: +33 (01) 75 43 63 20
Contact Unicomm: contact@unicomm.fr, tel: +33 (01) 43 17 31 32
La montée en puissance d’une Chine « énergivore » influe sur les économies, les décisionnaires et les politiques industrielles bien au-delà de l’empire du Milieu. En Chine, des débats importants touchent les institutions qui gèrent le secteur, les réformes des prix et l’ouverture des marchés. A l’international, on s’interroge sur les conséquences de la hausse vertigineuse de la consommation énergétique chinoise, de la quête aux ressources, et des politiques adoptés face à la dégradation de l’environnement naturel. Comprendre les acteurs qui façonnent la sécurité énergétique chinoise et leurs priorités est désormais essentiel.
Cet ouvrage offre une vision unique des acteurs et facteurs qui composent la politique de sécurité énergétique chinoise. Il analyse les interactions entre lobbies, groupes industriels et bureaucraties pékinoises dans la prise des décisions et propose ainsi une nouvelle perspective sur les activités énergétiques internationales du pays. La dynamique des choix est d’ordre interne, mais son impact – rationnel ou psychologique – est mondial.
Cet ouvrage est le résultat d’un projet de recherche mené par Asia Centre - Centre études Asie en Chine entre septembre 2006 et décembre 2007. Cinq tables rondes ont réuni des experts académiques, industriels et officiels chinois et européens pour débattre des aspects économiques, politiques et juridiques de la stratégie énergétique de la Chine.
Information : contact@centreasia.org
L’Asie contemporaine ne cesse de nous questionner...Aussi, Asia Centre a-t-il fait connaître et se confronter, avec la coopération de très nombreuses institutions françaises et étrangères, les points de vue d’une cinquantaine de chercheurs, analystes et professionnels de l’Asie-Pacifique, sur les grands enjeux et les interrogations d’avenir : le retour des stratégies nationales et la globalisation économique, la prévention des conflits et les politiques d’intégration régionales, mais aussi les défis de la démocratie ou de la gouvernance qui concernent toute la région et ses partenaires internationaux. Les grands problèmes transversaux – la quête de l’énergie, la prolifération et ses crises, les marchés et systèmes financiers – ainsi que les évolutions des systèmes politiques et sociaux sont également au centre de nos recherches et débats. […]
Aujourd’hui, nous vous proposons un parcours de nos activités de 2005 à 2007, au gré de la nouvelle géographie de l’Asie et des interrogations majeures soulevées par l’actualité, et parfois en avance sur celle-ci. […]
François Godement
Directeur d’Asia Centre, professeur à Sciences Po
Télécharger le rapport d’activités Asia Centre
Sommaire :
L’ACTION D’ASIA CENTRE La recherche et le débat au contact d’acteurs variés l Un vecteur permanent d’information et d’analyse l L’analyse en coopération avec les réseaux de l’Asie-Pacifique l L’apport aux entreprises : analyses, contacts et recommandations l Les organismes partenaires
AFFAIRES STRATÉGIQUES ET RELATIONS INTERNATIONALES Les grandes puissances asiatiques l Chine l Focus : Le point de vue transatlantique sur la Chine l Inde l Japon l Focus : Les relations sino-japonaises l Les « points chauds » l La péninsule coréenne, Taïwan et les relations inter-détroit l Mécanismes multilatéraux de sécurité l Participation européenne au CSCAP
POLITIQUE COMPARÉE Dynamiques internes et questions globales l Chine l Japon l Asie du Sud-Est l Focus : Politiques tribales et avenir du Pakistan l Dynamiques régionales l Montée en puissance chinoise et régionalisation l Europe-Asie l Focus : le premier sommet de l’Asie orientaleÉNERGIE / ENVIRONNEMENT
ÉCONOMIE / ENTREPRISES
L’ÉQUIPE D’ASIA CENTREANNEXES FINANCIÈRES
Editorial La Charte de l’Asean : une condition nécessaire et suffisante
Actualité Asia Economic Brief La téléphonie mobile donne des ailes à l’Asie
Décryptage La responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) : un outil stratégique face à la concurrence de la Chine et de l’Inde
Point Economie Taïwan : la compétitivité et le pouvoir d’achat en question
Focus Japon La politique extérieure, seul legs positif d’Abe Shinzō
Focus Chine La réévaluation du yuan : serpent de mer ou effet papillon ? / Le « go global » à la chinoise
Actualité Asia Centre
Information / abonnement : r.jouannigot@centreasia.org
Dix ans après le « traumatisme durable » que fut la crise économique qui débuta en Asie orientale le 2 juillet 1997, ce numéro des « Études de la Documentation française » analyse les principaux événements politiques et économiques survenus récemment dans les pays de la région. Aujourd’hui, l’Asie orientale présente un panorama varié. Si l’on s’en tient aux seuls critères économiques, la région va bien et constitue un pôle de croissance, fer de lance de la mondialisation, grâce aux deux locomotives que sont l’Inde et la Chine.En revanche, sur le plan politique, le panorama est nuancé, même si l’on assiste peut-être à une évolution vers plus de responsabilité et une meilleure gouvernance. Reste que l’avenir de l’Asie est dorénavant de plus en plus lié à celui de la Chine : aujourd’hui, aucune décision importante sur le plan régional ne se prend sans l’aval de Pékin. Sommaire :
L’Asie, dix ans après la crise : qu’est-ce qui a changé ? La Chine : le grand bénéficiaire ? La dynamique de l’économie chinoise et ses contraintes l 1997-2007 : L’évolution politique de la Chine, de la gestion de la conjoncture à la construction d’un futur ? l La montée en puissance de la diplomatie chinoise Les Turbulences post-crise et les incertitudes des jeunes démocraties La Thaïlande depuis 1997 : une longue crise de croissance l Indonésie : transformations de l’espace politique et émergence d’un « gouvernement du risque » Transformations économiques et évolutions sociétales : l’impact de la crise Dix ans après la crise financière : le retour du miracle asiatique ? l Le Japon, 1997-2007 : de la crise au rebond L États-unis-Taiwan : convergence militaire, divergences des agendas politiques.
Les auteurs :Romain Bertrand (CERI-FNSP) l Sophie Boisseau du Rocher (Asia Centre) l Jean-Marie Bouissou (CERI/CNRS) l Jean-Pierre Cabestan (CNRS/Asia Centre) l Jean-Luc Domenach (FNSP-CERI) l Arnaud Dubus (Liberation/RFI) l Mathieu Duchâtel (Asia Centre/IEP) l François Gipouloux (CNRS/ invité à l’université Qinghua) l Françoise Nicolas (Centre asie ifri/Université de Marne-la-Vallée).
Coordonné par Asia Centre sous la direction de Guibourg Delamotte et François Godement.
Il traite des problématiques qui se posent en termes géopolitiques et géoéconomiques pour les pays de cette zone…
Les auteurs
- Sophie BOISSEAU DU ROCHER, docteur en science politique et maître de conférences à l’IEP de Paris, chercheuse à Asia Centre et consultante au Centre d’Analyse et de Prévisions (ministère des Affaires étrangères)et à la Délégation aux Affaires Stratégiques (ministère de la Défense).
- Jean-Pierre CABESTAN, directeur de recherche au CNRS, chercheur associé à Asia Centre, il est rattaché à l’UMR de droit comparé de l’université de Paris I et a dirigé le Centre d’études français sur la Chine contemporaine à Hong Kong de 1998 à 2003.
- Guibourg DELAMOTTE, doctorante à l’EHESS et chercheuse à Asia Centre, elle a été chercheuse internationale à l’université de Tokyo en 2003-2004.
- François GODEMENT, professeur à l’IEP de Paris, consultant permanent du Centre d’Analyse et de Prévisions du ministère des Affaires étrangères et co-directeur du CSCAP Europe (Comité européen du conseil pour la sécurité et la coopération en Asie-Pacifique), il a fondé Asia Centre en 2005.
- Prune HELFTER, docteur en économie de l’EHESS et directrice générale de Médecins du Monde Japon.
- Michal MEIDAN, chercheuse à Asia Centre, elle enseigne au département d’Asie orientale de l’universitéde Haïfa (Israël).
- Isabelle MILBERT, professeur à l’université de Genève et vice-présidente de l’Institut universitaire d’études du développement.
- Françoise NICOLAS, économiste au Centre Asie IFRI et maître de conférences associée à l’université de Marne-la-Vallée.
- Isabelle SAINT-MÉZARD, chargée de mission à la Délégation aux Affaires Stratégiques du ministère de la Défense, elle enseigne à l’IEP de Paris.
- Thibaud VOÏTA, doctorant à l’IEP de Paris et chercheur à Asia Centre, il collabore régulièrement à HEC Eurasia Institute.
Les cartographes
- Florence BIOT, ingénieur maître en sciences de l’information et de la communication (université Lyon 1), secrétaire générale d’Asia Centre et secrétaire du CSCAP Europe.
- Sébastien COLIN, assistant de recherche à la Chaire d’études coréennes de l’IEP de Paris, chargé d’enseignement sur la Chine, à l’INALCO, et sur la Corée, à l’université de Marne-la-Vallée.
François Godement, in Europe’s World, summer 2007Le Figaro – Opinions, 22 sept. 2006
Le coup d’État qui a secoué la Thaïlande ne constitue qu’une étape supplémentaire dans la crise politique qui déstabilise le pays depuis plusieurs années. Réélu confortablement en 2005, mais non sans contestation des résultats, Thaksin Shinawatra, le puissant magnat des télécommunications devenu homme politique à la fin des années 1990 puis premier ministre en 2001, appliquait en politique la même règle que dans les affaires : la loi du plus fort. Comment l’armée thaïlandaise a-t-elle pu préparer un coup d’État dans un pays que l’on pensait converti à la démocratie et au jeu parlementaire ? C’est à partir de cette réflexion que S. Boisseau du Rocher a décrypté dans la presse les tenants et les aboutissements de cette crise.
Revue Accomex, n°71, sept.-oct. 2006, pp. 18-23
Premier ministre du Japon entre 2001 et 2006, J. Koizumi a disposé sur quasiment toute la durée de son mandat d’une très forte popularité liée à son charisme et ses réformes. Sur le plan politique, J. Koizumi a rompu avec les pratiques traditionnelles et renforcé la discipline de parti. A l’origine de la restructuration du système bancaire et d’une réforme des relations entre administration centrale et collectivités locales, J. Koizumi n’a pas hésité non plus à s’attaquer aux projets touchant directement la clientèle électorale du PLD (réseau des postes, travaux publics, etc.). De nombreux chantiers attendent encore son successeur, S. Abe, nommé en septembre 2006, à commencer par le financement des retraites et la gestion globale du vieillissement de la population, en passant par la montée des inégalités. Le nouveau Premier ministre aura également comme responsabilité de mener à bien l’objectif de J. Koizumi : assurer la pleine reconnaissance du Japon sur la scène politique internationale. Dans le cas particulier des relations sino-japonaises, il pourrait se révéler plus fin diplomate que J. Koizumi.



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